La
consommation selon les constructeurs
Pour se
faire une idée de l'appétit en carburant d'un véhicule,
il faut se référer aux caractéristiques techniques
du fabricant.
Les
essais
Afin de garantir
leur compétitivité, les constructeurs optimisent
les facteurs de conception de leurs modèles : moteur, boîte
de vitesses, coefficient aérodynamique, pneus, etc. La
consommation d'un véhicule est alors qualifiée au
travers des valeurs obtenues lors de tests normalisés.
Ces derniers ont lieu en cycles urbain et extra-urbain, qui sont
voulus aussi représentatifs que possible de la conduite
réelle. Ainsi, le cycle urbain comprend un démarrage
à froid et une succession de périodes d'accélération,
de ralentissement et d'arrêt.
Une
valeur sûre...mais
relative !
Ces tests
se déroulant devant les organismes d'homologation du véhicule,
les chiffres publiés sont dignes de confiance. Ils figurent
généralement dans le livret "utilisateur"
qui accompagne la voiture. Les valeurs de consommation ainsi définies
constituent une excellente base de comparaison entre différents
modèles au moment de l'achat. Le client peut ainsi savoir
si tel engin consomme plus qu'un autre.
Pour
autant, il lui sera très difficile d'obtenir à son
tour des valeurs de consommation identiques à celles homologuées.
Les conditions extérieures comme la température,
la pression atmosphérique et l'hygrométrie dans
lesquelles les tests sont réalisés ne peuvent correspondre
à la réalité d'un usage, forcément
variable, tout au long de l'année. Sans oublier qu'aux
paramètres de conception d'autres données se superposent,
notamment l'équipement de la voiture.
Faire
la chasse aux accessoires superflus
Décorée
comme un sapin de Noël, une auto est un gouffre à
carburant. Normal : les accessoires extérieurs agissent
sur l'aérodynamisme
La cause
majeure en est une valeur barbare : le produit (S x CX). CX désigne
le "coefficient de forme" du véhicule, en quelque
sorte son profilage, et S le "maître-couple",
à savoir la surface frontale. Plus la valeur de (S x CX)
est basse, plus la consommation sera réduite.
Or, les accessoires peuvent modifier sensiblement la valeur de
ce produit.
Equipements
conseillés
La présence
d'enjoliveurs de roues lisses contribue à diminuer la valeur
du CX de 1 à 3%. De même, la mise en place d'un bequet
aérodynamique peut entraîner une chute du coefficient
de l'ordre de 10%. De telles pièces se trouvent chez les
accessoiristes automobiles. Mais il convient d'être très
circonspect : non optimisées, elles peuvent avoir l'effet
inverse, à savoir augmenter le CX. Le mieux est donc de
puiser dans les équipements certifiés par les constructeurs.
Objets
à bannir
A l'inverse,
il faut se passer d'une surmonte pneumatique. Un élargissement
de la largeur des pneus peut engendrer une pénalisation
de 2 à 4% sur le produit (S x CX). Mais il y a pire : laisser
en place le porte-skis coûte jusqu'à 25%. Le bonnet
d'âne revient au coffre de toit, avec une pénalité
de 40%.
Economisez
en conduisant
Pour limiter
ses dépenses de carburant, l'automobiliste doit maintenir
le véhicule en bon état et rouler avec souplesse.
Ménager
la mécanique
Il est essentiel
d'éviter les fortes accélérations : plus
le pied se fera léger sur l'accélérateur,
plus la consommation sera faible. Le moteur doit être maintenu
dans sa plage optimale de fonctionnement. Elle se situe au voisinage
du régime de couple maximal. Avec une boîte manuelle
classique, il n'est pas possible de respecter cette préconisation,
mais on peut s'en rapprocher.
* Sur un moteur
essence, on cherchera le rapport de boîte de vitesses qui
permet de se situer entre les 5/4 du régime de couple maximal
et les 3/5 de ce régime. Par exemple, si le régime
de couple maximal est à 3 000 tr/mn (tours par minute),
on roulera entre 1 800 et 3 750 tr/mn.
* Pour un diesel, le régime de couple maximal étant
très bas, on se positionnera entre ce régime et
une fois et demi ce régime. Par exemple, si le régime
de couple maximal est à 2 000 tr/mn, on se situera entre
2 000 et 3 000 tr/mn.
Maintenir
l'aérodynamisme
Le conducteur
doit en outre proscrire tout ce qui réduit le profilage
du véhicule. Par exemple, rouler vitres ouvertes fait augmenter
de 11% le "coefficient de forme", qui permet de calculer
le profilage. Maintenir le toit ouvrant ouvert entraîne
une pénalisation de l'ordre de 2%.
Suivre
l'entretien
La consommation
est tributaire de la bonne combustion du carburant. Un filtre
à air encrassé, des bougies mal réglées,
des injecteurs partiellement obstrués sont autant d'éléments
qui grèveront le budget carburant.
Haro
sur la climatisation
C'est démontré
: l'utilisation de la climatisation fait consommer jusqu'à
31% de carburant supplémentaire pour une voiture essence
et 20% pour une diesel. C'est un vrai dilemme. Etre à la
fraîche a vraiment un coût pour soi, mais aussi pour
la planète. Cela fait considérablement augmenter
le rejet de polluants dans l'atmosphère et aggrave la pollution
en ville. L'Agence de l'environnement et de la maîtrise
d'énergie (ADEME) préconise un usage intelligent
de la clim' : bien fermer ses vitres quand la clim fonctionne,
se garer à l'ombre et aérer la voiture avant de
partir pour éviter les grands chocs thermiques, par exemple.