BIEN PREPARER SON ACHAT
le millesime;
Le
modèle
Déterminez précisément le modèle. Certaines
voitures sont en effet déclinées en une vingtaine de versions
différentes qui ne sont, bien évidemment, pas du tout
au même prix dans la cote. Si la date d'immatriculation n'est
pas précisée, soyez sûr que le véhicule aura
un âge tel que le vendeur ne tient pas à le mettre en avant
! Faites-vous préciser le modèle exact dès le début
de la conversation avec la cote sous les yeux. Attention à l'année
d'immatriculation. Certains confondent celle-ci avec l'année-modèle.
Afin d'être sûr que vous parlez bien de la même chose,
référez-vous à la date de 1ère immatriculation
précisée sur la carte grise en haut à droite (a
ne pas confondre avec la date d'établissement de la carte grise).
Le millésime
Ancienne règlementation.
Pour tous les véhicules immatriculés avant le 30 Juin
2000, le millésime va du 1er Juillet de l'année précédente
au 30 Juin de l'année du modèle. Ainsi un véhicule
immatriculé entre le 1er Juillet 98 et le 30 Juin 99 fera partie
du millésime 1999. La cote fait référence à
un prix moyen calculé au 1er Janvier de l'année-modèle.
Il convient de moduler cette cote selon la date de mise en circulation
du véhicule : avant le 1er Janvier, il vous faudra appliquer
une moins-value, après cette date il faudra appliquer une plus-value.
Nouvelle règlementation.
Depuis le 1er janvier 2000, avec la mise en conformité aux normes
européennes, il y a moins de problème : le millésime
commence le 1er janvier et finit le 31 décembre, le millésime
du véhicule correspond donc à l'année calendaire.
Le kilométrage
Si certaines annonces ne mentionnent pas le kilométrage, passez
votre chemin ! La voiture a un nombre de kilomètres impressionnant
et le vendeur cherche un gogo.
Autrement, comparez le kilométrage à celui d'autres véhicules
du même âge et à la moyenne nationale (voir plus
loin : la cote). Il vaut mieux une voiture récente à fort
kilométrage que l'inverse. Le premier véhicule a forcément
réalisé de longs trajets où le moteur, à
bonne température, n'a aucunement forcé, tandis que le
second a effectué de petits trajets urbains. Outre un moteur
utilisé à froid qui accélère l'usure, le
pot d'échappement n'a pas le temps d'évacuer la condensation
et se rouille plus vite. Le démarreur, la batterie et l'alternateur
sont fortement sollicités par les démarrages successifs
et les freins plus utilisés. Conclusion : petit kilométrage
ne veut pas forcément dire bonne affaire. D'autant que de nos
jours les voitures sont de plus en plus fiables. On peut faire plus
de 100.000 kilomètres sans inconvénient majeur avec une
petite cylindrée bien menée.
La
cote
Pour vous faire une idée de la cote, le plus simple est encore
de consulter des sites spécialisés (certains sont gratuits)
leurs systèmes calculent la cote avec le kilométrage et
la date exacts, pour une cote plus "globale" : www.canalauto.com.
La cote est calculée pour un kilométrage standard qui
dépend du type de véhicule:
- De 13 à 17 000 km/an pour une citadine (si essence ou diesel)
- De 15 à 20 000 km/an pour une compacte (si essence ou diesel)
- De 20 à 25 000 km/an pour une routière ou un monocorps
(si essence ou diesel)
Pour les kilomètres supplémentaires : 20 centimes pour
les essences et 15 centimes pour les diesels (idem pour un sous-kilométrage
éventuel).
Il y a parfois une différence entre le prix demandé et
le prix théorique. Ce sont souvent les options et les récentes
réparations qui sont en cause. Les options importantes (climatisation,
cuir, airbags...) sont à rajouter à cette estimation.
La dépréciation des options peut être effectuée
comme suit : 30% pour la 1ère année, 15% les 2ème
et 3ème années, puis 10% de la 4ème à la
7ème année. En fait les équipements en option servent
surtout à améliorer la revente. Attention ne confondez
pas les options et l'équipement de série, il serait tout
de même dommage de les payer deux fois.
Les cotations correspondent à la valeur d'un véhicule
en bon état : pas d'usure anormale, carrosserie sans point de
rouille et pneus usés au maximum à 50%. La cote se réfère
à un véhicule en état standard, il est donc impossible
au vendeur de faire payer la totalité des factures de remise
en état. Par exemple si le pot d'échappement est neuf
c'est qu'il méritait d'être changé !
L'entretien
téléphonique
Assurez-vous que le vendeur ramène bien au rendez-vous tous les
documents indispensables à la vente :
- Le contrôle technique :
si le véhicule a plus de 4 ans (2 feuillets) qu'il soit bien
daté de moins de six mois.
- La carte grise.
- Un certificat de cession en deux exemplaires.
- Le certificat de situation (appelé aussi non-gage) daté
de moins d'un mois.
Assurez-vous d'abord que le véhicule correspond bien à
l'annonce (modèle précis, kilométrage, année-modèle...),
puis posez quelques questions : qui est le conducteur du véhicule
et quel usage en fait-il ?, quels sont les réparations ou les
remplacements d'organes qui ont été faits. Surtout laissez
le vendeur vous parler de la "vie" du véhicule, vous
obtiendrez ainsi un nombre considérable d'informations.
N'hésitez pas à poser des questions qui vont vous permettre
de connaître la bonne foi du vendeur :
- Pourquoi la vendez-vous ?
- Quand l'avez-vous acheté ?
- Si c'est une deuxième main, demandez le type du conducteur
précédant (jeune, retraité, père de famille...)
- Avez-vous le carnet d'entretien du véhicule ?
- Avez-vous les factures ?
Si le vendeur ne répond pas, c'est qu'il a sûrement quelque
chose à cacher. L'absence de carnet d'entretien ou de factures
régulières n'est pas bon signe, méfiez-vous : le
véhicule a un passé inconnu, est mal entretenu ou est
peut être une ex-épave retapée pour la revente.
Bon, après quelques minutes de conversation vous décidez
que le véhicule vous intéresse. Surtout ne négociez
pas par téléphone, le vendeur prendra très mal
le fait que vous débattiez son prix sans avoir vu sa voiture.